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27/02/2010

Maison passive, un futur actif

DSC_0118.JPGCette année, Batibouw se décline sur la palette infinie du vert. Un choix de thématique loin d’être anodin.

Car, oui, le défi du 21ème siècle est, sans conteste, les économies d’énergie. Et pour cause. Les problématiques environnementales et climatiques tout comme l’épuisement des ressources énergétiques telles que le pétrole, le gaz ou le charbon, occupent largement les esprits. Et que dire de la situation économique délicate en cette aube de l’année 2010 ? Dans ce contexte, nous sommes, plus que jamais, conscients de l’importance primordiale de la chasse au gaspillage. Et, un lieu est au centre de cette prise de conscience : la maison.

Il faut savoir qu’en Europe, le secteur de la construction pompe plus de la moitié de l’ensemble des ressources naturelles exploitées et 40% d’énergie. De plus, le bâtiment engrange près de 30% des émissions de gaz polluantes et fautives de l’effet de serre. Une situation qui réclame de mettre, rapidement, en place des mesures d’économies d’énergie.

Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ? Actuellement trois sortes d’habitations durables et peu énergivores sont accessibles sur le marché de la construction. Tout d’abord, la solution classique : la maison PEB. Elle est adaptée aux normes légales minimales du moment, telles qu’édictées par la réglementation belge PEB. Ensuite, il y a la maison basse énergie. Plus d’économe et plus réfléchie, elle bénéficie d’une meilleure isolation et nécessite donc moins d’énergie que la maison PEB. De plus, la durée nécessaire pour amortir cet investissement est assez courte. Dernière solution : la maison passive. L’alternative qui consomme le moins d’énergie. Ses mots d’ordre sont une isolation poussée et une excellente étanchéité de l’air. C’est la plus écologique.

« Pourquoi est-ce nécessaire de développer les constructions passives? Parce que se bâtir une telle maison, c’est choisir l’environnement et l’avenir de la planète. Mais, sans nuire à son confort et à son portefeuille », résume la porte-parole de la société Wienerberger, spécialisée dans l'aménagement de maisons massives passives, un concept qui leur est propre. Elle rajoute : « l’énergie utilisée pour chauffer les maisons cause une partie importante des émissions de CO2. Investir dans une habitation verte, peu énergivore, ne contribue pas uniquement à préserver l’environnement… c’est aussi économiser jusqu’à 75% sur sa facture énergétique. C’est tout bénéfice. »

Elle fait du bien à la nature… et à votre portefeuille

Les avantages d’une maison passive ? Consommation rationnelle des carburants fossiles, réduction des émissions de CO2, économies d’énergie, confort de vie élevé, réduction des risques de surchauffe en été, meilleur luminosité, acoustique, … De plus, elle permet une division par 10 de la consommation d’énergie, entrainant avec elle une réduction des émissions de CO2!

Comment savoir si son logement est passif ? Il convient de se référer au standard de base qui définit le concept : le foyer ne doit pas consommer plus de 4,2 litres de mazout par mètre² chauffé sur une année. Un chiffre tout sauf banal en comparaison du fonctionnement d’une maison dite conventionnelle qui réclame pas moins de 20 litres par an par mètre². Tout cela sans oublier l’impact financier. Du côté des maisons traditionnelles, la facture est salée. Elle culmine, en moyenne, à deux mille euro par an, ce montant renvoyant à la note énergétique annuelle d’une famille belge standard.

Le vert rime avec cinq règles indispensables

La maison passive bénéficie, tout d’abord, d’une étanchéité à l’air maximale. Cet aménagement défend le logement contre les courants d’air et le froid. Il esquive également les pertes thermiques. Cette bâtisse nécessite moins d’énergie et améliore le confort de vie.

Ensuite, elle offre une utilisation des bénéfices calorifiques car elle utilise les gains de chaleur. En dirigeant votre maison vers le sud et en la munissant de larges baies vitrées laissant les rayons du soleil pénétrer au maximum, les gains solaires passifs sont améliorés. La chaleur solaire est, de la sorte, employée de manière optimale durant les mois d’hiver, et des stores empêchent la chaleur d’entrer en été.

Troisième caractéristique : une isolation optimale. La maison passive vous offre la possibilité de ne plus chauffer votre maison. Ou presque. L’énergie demandée se borne à 10 W/m².

Elle propose aussi un rendement des engins domestiques, où l’électricité ne doit être consommée qui via des appareils domestiques jouissant du label A+. Un éclairage économique et la diminution des fonctions de veille procurent eux aussi d’importantes épargnes énergétiques.

Finalement, la maison passive est pourvue d’une aération intelligente. Dans ces habitations, un dispositif de ventilation à haut rendement offre un air pur et surtout non altéré. Il permet une présence assidue d’air rafraîchi dans les endroits secs et rejette l’air vicié des pièces humides. Qui plus est, cette installation œuvre à la récupération de plus de 90% de la chaleur présente dans l’air évacué.

Notez qu’il est possible de transformer et de rénover votre maison en maison passive. Toutefois, le prix est assez exorbitant. Il est particulièrement inabordable de faire la chasse aux ponts thermiques, de garantir une étanchéité parfaite et de parvenir à une épaisseur d’isolation efficiente dans une habitation existante. Dans ce cas, tournez-vous davantage vers une rénovation basse énergie moins exigeante qu’une maison passive. De toute façon, l’essentiel, c’est de penser vert !

Une piste pour moins consommer ? Les énergies renouvelables, et particulièrement le solaire. C’est par ICI.

Réduire sa facture de chauffage? C'est ICI que ça se passe.

06/03/2009

Dites 'E'

PHOTO COLVER2.jpgDès lors, la principale économie sera celle réalisée sur l’énergie et donc sur le degré d’isolation de l’habitat. A cet égard mieux vaut anticiper et dépasser les seules normes légales et opter pour un niveau ‘E’ strict (*) . En Flandre, celui-ci sera de E80 à partir de 2010. En Wallonie, le niveau E du logement est de E100 depuis le 1er janvier de cette année. La valeur K (**) imposée est K45. La Wallonie renforcera certainement ses normes rapidement. Bruxelles a mis la barre plus haut que la Wallonie et la Flandre. Depuis septembre 2008, une valeur K maximale de 40 et un niveau E de 70 y sont appliqués.

En ce qui concerne les techniques, le dépassement des normes légales est également conseillé et il est, d’ores et déjà, préférable d’opter pour une pompe à chaleur, un chauffe-eau solaire, des panneaux photovoltaïques (produire sa propre électricité), etc. Enfin, dans le cas d’un projet de rénovation, trois points essentiels méritent une attention particulière : l’isolation du toit, l’isolation des vitrages et une chaudière à haut rendement. A noter que c’est la toiture qui mérite toujours le plus grand soin puisqu’elle constitue le premier point de déperditions calorifiques.

(*) Valeur E :
Elle exprime le rendement énergétique d'un immeuble et s’exprime par un chiffre inférieur ou égal à 100 (plus le chiffre est petit meilleur est le rendement). La valeur E est calculée par l’évaluation des différents postes ayant un impact sur la performance énergétique de l’immeuble (p.ex. : la compacité, l'orientation, les matériaux utilisés, le degré d'isolation thermique, le système de ventilation, la superficie totale des fenêtres et la valeur d'isolation des châssis/vitrages, l'exploitation de la chaleur solaire, l'installation de chauffage, etc. )

(**) Valeur K :

L'isolation globale d'une habitation est exprimée au moyen d'un nombre, la valeur K. Plus la valeur K est faible, mieux la maison est isolée et plus les déperditions de chaleur sont faibles. K0 serait une valeur parfaite, K infiniment grande s'applique à l'air extérieur. K55 est la valeur d'une maison moyennement isolée, K30 celle d'une une maison basse énergie, et avec une valeur d'approximativement K15 il s'agit d'une maison passive.

05/03/2009

Pensez industriel et énergie

loft.jpgUne construction réalisée via des techniques et des matériaux industriels s’avère moins chère qu’une construction classique (… à condition d’être appliqués correctement). Une structure métallique ou une ossature en bois illustrent ce principe puisque les frais de main-d’œuvre pour ces techniques sont réduits. Ainsi, il est actuellement possible de livrer sur chantier des parties de mur en briques sous forme de panneaux ou de fabriquer des murs prêts à l’emploi en usine. Il suffit de les monter sur chantier pour obtenir un gros œuvre parachevé. Au-delà du concept choisi, il est clair que les principales économies ne se feront pas sur la construction elle-même mais sur son mode d’exploitation (pour mémoire on estime qu’en 30 ans d’existence, une maison aura coûté plus de 2 fois son prix en frais de maintenance, de fonctionnement, de chauffage et d’éclairage !)